Les brumes de Riverton – Kate Morton

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Ma cadence de lecture laisse un peu à désirer en ce moment, et c’est malheureusement un chouette bouquin qui en a fait les frais ! J’ai en effet mis 1 mois 1/2 à lire Les brumes de Riverton, qui doit faire 450 pages tout mouillé ! En tout cas, si vous aimez les auteurs anglo-saxons (Kate Morton est australienne) et les ambiances à la Jane Austen/Downton Abbey, ce livre est incontestablement fait pour vous !

1924 : L’étoile montante de la poésie anglaise, Robert Hunter, se donne la mort au bord du lac de la propriété de Riverton, lors d’une soirée. A partir de cette nuit-là, les sœurs Emmeline et Hannah Hartford, les seules à avoir assisté au drame, ne s’adresseront plus la parole.

1999 : Une jeune réalisatrice se prend de passion pour ce scandale et décide d’en faire un film. Elle s’adresse alors au dernier témoin vivant de cette époque à Riverton, Grace Bradley, qui était alors toute jeune domestique au château. Grace s’est toujours efforcée d’enfouir au plus profond d’elle-même le souvenir de cette nuit-là. Mais les fantômes du passé ne demandent qu’à se réveiller…

Comme je l’ai annoncé plus haut, l’histoire ne manque vraiment pas d’intérêt, et la progression du roman donne envie de savoir ce qui s’est (réellement) passé la nuit de la mort de Robert. Pourtant, il ne faut pas se laisser abuser par la 4e de couverture ! La quasi-totalité du livre relate en fait l’enfance des sœurs Hartford et leur histoire familiale, et le destin de Grace, leur domestique, qui va être inextricablement mêlé au leur. Le drame de la mort de Robert n’intervient en fait que dans les toutes dernières pages…

L’histoire est écrite du point de vue de Grace, qui alterne entre ses souvenirs de l’époque (et en particulier l’évolution et l’entrée dans le monde d’Hanna et d’Emmeline, en gros la majeure partie du roman), et ses émotions de vieille dame, en 1999, quand elle évoque ses relations avec sa fille, son petit-fils, la réalisatrice du film, ou encore son aide-soignante. Car Grace aussi est pleine de surprises, et a découvert des secrets sur sa propre vie au cours des années.

Le roman tourne beaucoup autour du contexte de la guerre 14-18 (ça change des tonnes de bouquins sur la Seconde Guerre Mondiale !) et des traumatismes qu’elle a causés. J’ai trouvé que c’était bien documenté et crédible. J’ai également aimé (re)découvrir la vie de l’aristocratie anglaise dans les années 10-20, les rapports avec les domestiques, et tout simplement l’ambiance et les mœurs de ces années-là (où les ladies n’étaient bonnes qu’à refaire la déco du salon et enfanter…). Certains passages m’ont un peu fait penser à Gatsby le magnifique.

Je suis plutôt bien rentrée dans l’histoire mais au fur et à mesure, mon intérêt s’est un peu émoussé : je me suis perdue dans les descriptions, les détails, parfois même dans les changements d’époque. Peut-être est-ce une volonté de l’auteur d’ailleurs, car Grace est très âgée et on la sent troublée de replonger dans ses souvenirs. Parfois, la frontière entre le passé et le présent se révèle très mince pour elle.

J’ai aussi eu un peu de mal à m’attacher aux personnages, surtout à Grace, qui était dévouée corps et âme à ses maîtresses, jusqu’à mettre sa propre vie entre parenthèses. Je crois qu’en fait j’aurais été un peu trop rebelle pour être moi-même domestique… A la limite, c’est sans doute le personnage d’Hanna que j’ai préféré : elle a de la personnalité, souhaite s’émanciper, voir le monde, est curieuse, irrévérencieuse, passionnée…

Pour conclure, si l’on devine aisément certains aspects de l’intrigue, je ne m’attendais pas à cette fin-là, que j’ai finalement trouvée logique et bien sentie. Dans l’ensemble, j’ai donc bien aimé ce livre, mais ça n’a pas été un coup de cœur comme pour L’île des oubliés de Victoria Hislopune autre saga familiale lue pendant l’été. Je pense que je n’avais tout simplement pas la tête à ça. J’aurais peut-être dû changer de style, pour varier un peu plutôt que de lire à la suite deux livres sur des histoires et secrets de famille. Les brumes de Riverton reste malgré tout une lecture agréable !

Et vous, avez-vous déjà lu des romans de Kate Morton ? Qu’en avez-vous pensé ?

 

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8 réflexions sur “Les brumes de Riverton – Kate Morton

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