Favoris culture – juin 2016

Juin a rimé avec plein de chouettes découvertes ! C’est parti ! 🙂

  • Un film : Mange, prie, aime de Ryan Murphy (2010), basé sur le roman d’Elizabeth Gilbert

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Je crois que ce film est mon plus gros coup de cœur du mois ! Il m’intriguait depuis bien longtemps mais je n’avais jamais pris le temps de le regarder. Eh bien je l’ai regardé deux fois durant la même semaine, ce qui ne m’arrive absolument jamais ! Pourtant, après l’avoir visionné, j’en ai lu quelques critiques (presse et spectateurs), et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est vraiment loin d’avoir fait l’unanimité ! Tant pis pour ceux qui ne l’ont pas aimé, et tant mieux pour moi !

Voilà de quoi ça cause :  Liz, jeune trentenaire new-yorkaise, a a priori tout pour être heureuse. Elle est une écrivaine prometteuse, s’est mariée à un homme dévoué, et vit dans une superbe maison. Pourtant, elle se rend compte qu’elle est profondément insatisfaite de cette vie et décide de tout plaquer du jour au lendemain. Commence alors une longue traversée du désert, et les différentes étapes de la reconstruction de soi, qu’elle appréhendera au cours de ses voyages  : réapprendre les plaisirs simples de la vie en Italie, discipliner son esprit dans un ashram en Inde, et trouver la paix intérieure à Bali, en Indonésie.

Pourquoi est-ce que j’ai tant aimé ce film ? C’est en même temps simple et complexe à expliquer. Qui n’a jamais rêvé de passer à autre chose, d’en finir avec la routine « métro/boulot/dodo », de se débarrasser du superflu pour revenir à l’essentiel, et juste, finalement, d’aller voir ailleurs ? A l’aube de la trentaine, ce sont des questionnements qui m’ont beaucoup taraudée, et j’ai vécu une grande période de flou pendant deux ans. Était-ce vraiment la vie que je voulais ? Est-ce que je n’étais pas en train de m’enfermer dans un quotidien ennuyeux et qui ne me ressemblait pas ? Je pense que c’est pour cela que ce film a eu un tel écho en moi.

Le processus d’identification à l’héroïne de l’histoire a bien fonctionné pour moi : ce mal-être, ce besoin de trouver un sens à sa vie, et à la vie en général, je les ai aussi ressentis. J’ai évidemment beaucoup aimé les parties du film dédiées à l’initiation de Liz, dans différents pays, avec la confrontation à d’autres cultures, des expériences humaines très riches, et de superbes paysages. J’ai souvent souri, et même franchement ri, et j’ai aussi eu les larmes aux yeux (quoique ça, c’est peut-être les hormones de grossesse…). Le casting m’a également plu : même si Julia Roberts en « jeune trentenaire », on y croit moyen, j’ai bien aimé sa prestation. Et puis James Franco et Javier Bardem quoi.

Je suis maintenant très impatiente de lire le bouquin (qui est autobiographique me semble-t-il) cet été. Comme pour le film, j’ai lu pas mal de critiques assez différentes (le livre serait « beaucoup mieux » que le film, mais en même temps, l’auteure y parlerait trop longuement de Dieu et de spiritualité), mais j’ai vraiment envie de me laisser tenter.

Avez-vous lu le livre/vu le film ?

 

  • Ma dédicace de Fournier, l’un des « papas » de Spirou et Fantasio !

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En début de mois, j’ai eu la chance de rencontrer l’auteur de bandes dessinées Jean-Claude Fournier lors de la première édition du salon de l’illustration de Landerneau (29). Fournier est connu, entre autres, pour avoir succédé à Franquin sur la série Spirou et Fantasio, dont il a réalisé neuf albums. Je me suis donc fait dédicacer mon album de L’Ankou, dans lequel Fournier va emmener Spirou et Fantasio enquêter sur les landes de Bretagne, où règnent mystère et magie. Pour celles et ceux qui ignorent ce qu’est l’ankou, il s’agit d’un personnage folklorique représentant la mort en Bretagne. Il est vêtu d’une grande cape noire capuchonnée (quoique dans cet album de Fournier il est représenté avec un chapeau), et on dit que les personnes vivant leurs derniers instants entendraient les crissements de sa charrette avant que la mort ne les emporte…

Fournier est né à Paris mais baigne clairement dans la culture bretonne : en 1967, il dessine les premières planches d’un nouveau personnage, Bizu, un poète sonneur de biniou qui vit dans une version enchantée de la forêt de Brocéliande, en compagnie d’un champignon parlant. Je n’ai jamais lu Bizu mais je ne manquerai pas de m’y intéresser très bientôt !

Petite anecdote sympa : Fournier demande à chaque fois à son public ce qu’il veut le voir dessiner pour la dédicace. Fidèle à ma passion pour les animaux trop mignons, j’ai évidemment demandé un dessin de Spip, le petit écureuil bouffeur de noisettes. Mais pour l’album de L’Ankou, neuf fois sur dix on lui demande justement de dessiner l’ankou. Ce qui ennuie beaucoup Fournier parce qu’à chaque fois, ça bouffe toute l’encre de son crayon…

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  • Un livre : Heureux comme un Danois de Malene Rydahl

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A mi-chemin entre les sciences sociales et le développement personnel, cet ouvrage s’attache à décrypter le bonheur du peuple danois en dix points essentiels. En effet, d’après différents indicateurs très sérieux, c’est au Danemark que les gens seraient le plus heureux au monde.

En lisant ce livre, j’ai découvert plein de choses sur le fonctionnement du système danois, et sur la mentalité de cette nation. L’auteure avance par exemple que 78 % des Danois se font confiance entre eux (un chiffre impensable en France !), et qu’une large partie de la population fait également confiance à la police, à la justice, etc. Il y aurait en effet très peu de corruption au Danemark, et quand il y en a, c’est vraiment très très mal vu… Les Danois ne rechignent pas à payer beaucoup d’impôts, car ils savent que leur argent sera bien utilisé, dans l’intérêt commun, qui prime sur l’individuel.

Le système scolaire, comme il est décrit dans cet ouvrage, paraît extrêmement égalitaire : l’éducation doit être à la portée de tous, et les élites n’existent de toute façon pas dans ce pays. On n’apprend pas bêtement par cœur : les enfants sont plutôt invités à se questionner sur le monde qui les entoure. Par ailleurs, l’Etat aide financièrement TOUS ses étudiants pour leurs études supérieures, et ce sans condition de ressources. Cela permet aux étudiants, fortunés ou plus modestes, de suivre leur voie, sans pression familiale (« c’est moi qui paie alors tu feras ce que j’ai choisi !… »), ou manque d’argent. Autre point que je trouve top, c’est qu’avant d’entrer au lycée, les jeunes qui le souhaitent peuvent intégrer, pendant un an, des formations qui valorisent leurs compétences dans des domaines créatifs. Bref, je trouve que le système scolaire français aurait beaucoup à apprendre de ce fonctionnement !

D’une manière générale, les Danois ont l’air d’avoir trouvé la bonne mesure entre travail et famille. En gros, à 17 h, c’est rideau : aucun salarié ne reste faire bêtement du zèle au bureau ; on rentre chez soi et on profite de ses proches, autour de bons repas. Un vrai art de vivre, résumé par le mot danois hygge ; c’est-à-dire créer une atmosphère agréable et intime, et goûter aux petites choses de la vie avec des personnes chères autour de soi. La lumière chaude d’une bougie, c’est hygge. Les amis et la famille aussi.

Ce n’est là qu’une partie des concepts dont l’auteure parle, d’autres sont également largement développés, dont le rapport des Danois à l’argent. Malene Rydahl nuance tout de même régulièrement son propos au cours de son exposé : n’oublions quand même pas qu’au Danemark, par exemple, il y a de gros problèmes d’alcool et un fort taux de suicide… Gardons donc notre sens critique, tout n’est sans doute pas rose dans ce pays, mais dans l’ensemble, j’ai trouvé pas mal de concepts très intéressants à étudier et à mettre en pratique, et pris conscience de l’existence d’un système social qui a l’air de pas trop mal rouler. Je vous invite à découvrir ce livre vraiment très instructif !

 

  • Les comptes Instagram qui proposent de superbes photos de bouquins !

Je me suis inscrite sur Instagram il y a peu, parce que je cherchais de l’inspiration pour prendre les photos qui illustrent mes chroniques. Je suis tombée sur plusieurs comptes d’amoureux (enfin surtout amoureuses !) des livres qui ont vraiment un petit truc en plus pour mettre en scène leurs lectures !

Je vous conseille d’aller voir les comptes de :

gatsby_books / youngadultbookaddict / readingoncloud9 / frostbeard / babblingbooks

Et vous, vous allez sur Instagram ? Quel genre de comptes visitez-vous ?

 

  • La dernière chronique de la saison de Pierre-Emmanuel Barré, sur France inter

Méchamment drôle et tristement vrai.

 

Voilà pour mes favoris de juin ! 🙂

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3 réflexions sur “Favoris culture – juin 2016

  1. juliaprevosto dit :

    Bon. Ok. Tu m’as définitivement donné envie de lire « heureux comme un danois » !
    J’ai lu et vu « Mange, prie, aime » et, comme je l’ai lu en anglais et que je ne suis pas une pro, j’ai plus vu ça comme un exercice et ça m’a un peu gâché le plaisir je pense. Le film est sympa, mais j’avoue avoir du mal avec Julia Roberts. Mais comme tu dis, c’est hyper inspirant.

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  2. Anna dit :

    Tu m’as donné envie de regarder « Mange, prie, aime » ! 🙂
    Elle est trop chou la dédicace de Fournier !!
    Pour moi Instagram c’est en incognito, je suis pas inscrite mais je suis des nanas qui ont leur compte en public 😉

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