Pattes de velours, œil de lynx – Maria Ernestam

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Quand mon chéri et moi avons pris la décision, il y a quelques années, de tenter la formidable aventure de l’accession à la propriété, l’un de mes critères de choix concernant notre futur bien immobilier était non négociable : je voulais une maison dont le voisinage serait établi à une distance raisonnable (= le plus loin possible) de mon espace vital.

C’est bien connu, les voisins n’existent que pour nous pourrir la vie, et ce livre ne fait que me le confirmer, une fois de plus.

C’est l’histoire de Sara et Björn qui ont quitté la vie citadine pour venir s’installer en pleine campagne suédoise, dans la maison qu’ils ont fait rénover. Si le rythme effréné de la ville va sans aucun doute manquer à Björn, Sara est quant à elle aux anges à l’idée de posséder son propre jardin et de pouvoir donner libre cours à sa passion pour la nature et les plantes.

Leurs seuls voisins, un couple charmant, viennent leur souhaiter la bienvenue à grand renfort de café et petits gâteaux. Le jours passent, et tout irait pour le mieux si Agneta, la nouvelle voisine, se mêlait de ses affaires, et surtout si son fichu chat, Alexander, ne terrorisait pas Michka, la petite chatte de Sara, qui n’ose plus mettre une patte dehors… Alexander, un chat sournois qui défend son territoire, toutes griffes dehors. Tel chat, tel maître ?…

Ce court roman (à peine cent pages) est un petit bijou qui tient le lecteur en haleine jusqu’aux dernières lignes. Qui est, finalement, ce couple serviable mais aux réactions dérangeantes, qui habite en face de chez Sara et Björn ? Ne serait-il pas plus prudent, pour les nouveaux venus, de surveiller leurs arrières et de ne dormir que d’un œil ?

J’ai eu l’impression, pour mon plus grand plaisir, de plonger dans un conte cruel, à la fin extrêmement déroutante. Pas d’inquiétude : aucun grand drame dans ce livre, pas de mutilations au sécateur ou de giclées de sang, mais une tension psychologique savamment dosée par l’auteure. Une histoire de territoire et de jalousie, symbolisée par Alexander, un chat pour le moins troublant…

J’ai apprécié comment l’auteure, en très peu de pages, réussit à donner de l’intensité à l’histoire. Mon seul regret : c’était trop court ! Un agréable moment de lecture donc, qui m’a donné envie de découvrir d’autres œuvres de Maria Ernestam, plus denses et plus profondes, comme Le peigne de Cléopâtre.

Et vous, ça gaze avec vos voisins ? 🙂

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