Halloween, c’est pas fini !

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En ce beau lundi 2 novembre doux et ensoleillé (alors qu’on s’est tapé le combo pluie/15 °C tout le mois d’août, cherchez l’erreur…), je reviens vous parler BD avec mes dernières lectures en la matière. Pour rester dans l’ambiance d’Halloween, j’ai choisi des BD dont les univers fantastiques et mystérieux me semblaient illustrer parfaitement ce thème.

Ghostopolis – Doug TenNapel

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Frank Gallows est un chasseur de fantômes qui travaille pour la Force d’intervention de l’immigration surnaturelle. Alors qu’il s’apprête à renvoyer un squelette de cheval ambulant dans sa propre dimension, il propulse par mégarde Garth, un jeune garçon atteint d’une maladie incurable, à Ghostopolis. Cherchant à réparer son erreur au plus vite, il se lance à la poursuite de Garth dans l’au-delà… Mais force est de constater que le jeune homme est plein de ressources, et dans l’au-delà, il va faire des rencontres pour le moins… surprenantes !

Si le thème n’est pas excessivement original, la manière dont l’auteur l’a traité est en revanche très intéressante. J’ai tout de suite été séduite par l’univers créé par l’auteur, peuplé de zombies, de momies, de squelettes et de fantômes, et donnant une espèce de bouillon où mijotent le meilleur de Tim Burton, les mecs de Ghostbusters, et le trait des Scott Pilgrim.

Malgré les 300 pages de ce pavé, on ne voit pas le temps passer grâce aux nombreux rebondissements ! Les dessins, proches du cartoon, et la mise en page aérée facilitent la lecture et apportent de la légèreté à une œuvre qui aurait pu, si elle avait été traitée autrement, être un peu macabre. Pourtant, malgré cette légèreté apparente, Ghostopolis est un livre moins naïf qu’il n’y paraît, et traite de tous les sujets universels : la mort, l’amitié, l’amour, la rédemption, et présente des personnages attachants qui devront puiser le meilleur au fond d’eux-mêmes pour s’en sortir. L’auteur y a en plus ajouté quelques touches d’humour !

Par ailleurs, cet album été nommé dans la catégorie « Meilleure BD pour adolescents » aux Eisner Awards 2011. Je trouve que c’est un super cadeau à offrir à un p’tit mec d’une dizaine d’années, et les adultes la liront également avec plaisir !

End, T1. Elisabeth – B. Canepa/A. Merli

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J’étais tellement enthousiaste à l’idée de lire cette BD absolument sublime ! Je crois que ça fait longtemps que je n’avais pas eu entre les mains un album au graphisme si fin et soigné. Les dessins sont absolument magnifiques, et illustrent bien l’univers macabre, mais ô combien envoûtant des contes gothiques.

Dans cette BD, on va essayer de comprendre ce qui est arrivée à Elisabeth, morte (ou pas ?) mystérieusement et qui erre depuis sous une immense et sombre coupole de verre avec des animaux fantastiques : Ulysse le chat/serpent, Napoléon la chauve-souris/poule et Leonardo le crapaud/araignée. La jeune fille cherche désespérément à comprendre pourquoi elle est retenue dans cet endroit mystérieux, et tente de trouver un moyen de rentrer en contact avec sa sœur encore en vie, Dorothea.

Nora, la meilleure amie d’Elisabeth, mène quant à elle l’enquête avec d’autres filles de leur pensionnat : quel est le secret qui entoure la mort d’Elisabeth ? Est-elle réellement morte ?

L’aspect esthétique de cette BD est indéniable, mais j’ai trouvé l’intrigue assez compliquée. A la fin de la lecture, beaucoup trop de questions restent en suspens, et il est impossible de comprendre l’histoire sans le 2e tome. A part qu’un 2e tome, bah y’en a pas eu (oui c’est un peu con). Ce premier tome est pourtant sorti en 2012, mais je ne trouve aucune info sur l’éventuelle sortie des deuxième et troisième tomes. Snif.

Sambre – Balac/Yslaire

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Sambre, c’est l’histoire d’une famille déchirée par la mort, la haine et les passions. Le début de cette série (commencée en 1986 !) raconte la destinée tragique d’une famille maudite et l’amour de Bernard Sambre pour Julie, la bohémienne, sur fond de révolution de 1848.

Le père Sambre, prénommé Hugo, vient de mourir. Sa veuve ne semble guère affectée par l’événement et s’empresse de prendre un amant, Guizot, un jeune commissaire dévoré par l’ambition. Sa fille, Sarah, est bien décidée à poursuivre l’œuvre littéraire de son père, auteur de La Guerre des yeux. Un père que certains considéraient comme un homme à l’esprit malade… Il faut dire qu’il était obsédé par une malédiction qui, selon lui, pesait sur sa famille : à l’en croire, celle-ci doit se méfier par-dessus tout des individus aux yeux rouges… Et justement, Bernard, le frère de Sarah, se laisse séduire par Julie, une jeune braconnière sauvageonne au regard rougeoyant. Mais cet amour naissant va bientôt être troublé par la mort, qui déploie ses ailes au-dessus de la bastide abritant la famille Sambre…

La thématique universelle de l’amour impossible n’est pas très originale, et pourtant cette BD est vraiment addictive. Elle dépeint de manière sublime la PASSION, la vraie, celle qui te dévore de l’intérieur et te fait perdre le contrôle…

Et tout est mis en œuvre pour absorber le lecteur : romantisme noir, malédiction, couleurs et dessins superbes, écriture poétique… On y retrouve tout le romantisme du 19e siècle, et le contexte historique (la révolution de 1848) donne encore plus de force au récit. Je ne suis qu’au début mais j’ai hâte de lire tous les tomes !

Pour finir mon petit cycle Halloween, je vous laisse consulter ce lien où vous découvrirez des façades de maisons new-yorkaises décorées à l’occasion d’Halloween. La créativité des Américains me fascine !

https://www.dnainfo.com/new-york/20151027/upper-west-side/upper-west-side-tries-out-spook-ues-with-halloween-decorations

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