Quatre couleurs – Blaise Guinin

quatre couleurs

J’ai emprunté ce livre à la médiathèque pour son intérêt graphique évident : toute l’histoire est illustrée avec un crayon bic quatre couleurs. J’ai trouvé ce concept vraiment original, et le rendu est étonnant malgré sa simplicité apparente (c’est fou tout ce qu’on peut faire avec seulement quatre couleurs !).

quatre couleurs2     quatre couleurs 3

Chaque petit chapitre est introduit par l’une des quatre couleurs, qui va définir un objet, un sentiment. Puis cette couleur va prédominer pendant tout le chapitre. L’alternance des chapitres/couleurs va permettre de rythmer le récit, et souvent de s’attarder sur des détails, rendant la progression du récit lancinante. Je pense que vu l’histoire, c’était voulu.

Mais voilà, l’intérêt graphique, ça ne fait pas tout ! Alors de quoi ça parle ?

On va donc suivre deux étudiants, Grégoire et Pierre, qui, le temps d’un cours, échangent leur identité pour améliorer leurs moyennes dans les matières que chacun des deux maîtrise. Suite à cet échange d’identité, ils vont rencontrer quatre femmes, chacune correspondant à une couleur du fameux stylo bic (comme le suggère d’ailleurs la couverture).

En côtoyant ces quatre femmes, l’échange d’identité, que les deux copains pensaient sans conséquence, va bientôt virer au drame…

Bon, raconté comme ça, ça donne envie de découvrir la suite ! A part qu’en réalité, l’histoire m’a un peu dérangée, je l’ai même trouvée glauque. Je pense que ça tient beaucoup à Grégoire, le personnage principal, un mec absolument antipathique qui cumule toutes les tares : flemmard, manipulateur, égoïste, obsédé par le sexe, violent. Rien que sa tête est énervante ! (Calmons-nous, ce n’est qu’un dessin…) Je crois que finalement, je m’attendais à quelque chose de plus léger, alors qu’en fait, on est très proche du roman noir.

Pourtant, je dois reconnaître que même si l’histoire ne m’a pas trop plu, le scénario est plus dense qu’il n’y paraît et l’intrigue est plutôt bien ficelée. Peut-être qu’en donnant encore plus de profondeur aux personnages, en transposant tout ça en film (un film bien noir, avec de supers acteurs !), ça pourrait vraiment me plaire. Parce que quand on comprend ce qui s’est vraiment passé, on se dit « Ah ouais, quand même ! ».

De plus, on retrouve de nombreuses références à l’histoire de l’art : la Vénus de Botticelli, Picasso, Van Gogh, etc.

Bref, je suis assez partagée quant à cet album qui est vraiment un ovni pour moi. Sans sa singularité graphique, je ne sais pas s’il aurait retenu mon attention. Mais peut-être devrais-je creuser un peu et aller voir ce que l’auteur a publié d’autre !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s